Comme vous l’avez peut-être remarqué, nous avons installé des panneaux d’interdiction de passage à l’entrée de certains de nos sentiers d’exploitation.
Nous avions par le passé essayé différents affichages expliquant quel pouvait être l’usage de ces chemins, mais nous avons à chaque fois dû constater que les consignes n’étaient pas respectées.
Là où maximum deux ou trois personnes passaient par le passé, la fréquentation de ces sentiers a été exponentielle ces dernières années et nous rencontrons désormais de très nombreux promeneurs, chiens, cavaliers, cyclistes, groupes de randonnées ou de VTT, restes de feu de camp, quad ou moto cross, et cela devient pour nous très compliqué.
Ces chemins sont privés et les emprunter sans autorisation est évidemment interdit. Sans compter lefait que lorsque l’on essaie d’expliquer nos contraintes, les réponses sont parfois violentes à notre encontre.
La plupart des usagers ne se rend pas compte de l’impact que ces passages peuvent avoir pour nous en temps de travail et encore plus en stress, en voici donc les principales conséquences :
– Un passage électrique mal fermé engendre la possible divagation des animaux qui peuvent alors aller ravager les cultures voisines ou pâturer les prairies dont l’herbe parfois trop riche peut engendrer leur mort par météorisation.
– La présence de chiens sur nos parcelles est le principal vecteur de la néosporose, maladie transmise aux bovins via les fèces canines, engendrant des avortements et des anomalies néonatales.
– Nous avons tous les ans des cas de chiens qui se mettent à courir derrière nos animaux, causant alors la panique du troupeau qui casse tout sur son passage, nous rajoutant de nombreuses heures de réparations ou du remboursement de matériel et pouvant mettre en danger quiconque se trouvant sur leur passage.
– Pour les cavaliers, il faut savoir que l’herbe est l’unique source d’alimentation de nos animaux (pâturage l’été et foin l’hiver) et que faire pâturer son cheval a des conséquences économiques.
– Les VTT créent de l’érosion là où ils passent, encore plus lorsque les terrains sont humides, les utilisateurs roulant à côté du chemin déjà tracé et augmentant ainsi les zones non enherbées.
Nous sommes les premiers utilisateurs de la nature, nous vivons grâce à elle et nous participons fortement à son entretien. Nous sommes ravis que les gens se promènent, cependant les zones où nous avons la majorité des problèmes sont toutes à proximité d’un chemin de promenade prévu à cet effet, nous souhaitons donc que chacun prenne conscience de nos difficultés et utilise ces chemins publics.
Nous sommes disponibles pour discuter sereinement de ce sujet, vous pouvez nous joindre par mail (gaec.thicaud@gmail.com) ou par téléphone (06-82-72-94-29).
En espérant que vous comprendrez mieux nos difficultés.
Au plaisir de vous croiser sur les crêtes ou encore à la ferme !
L’équipe du GAEC du Thicaud